par Régis Thomas, David Busti et Margarethe Maillart

Nous n’en avions pas parlé jusqu’ici mais c’est un point primordial : comment identifier les plantes ? Parce que c’est bien beau de les utiliser mais, si on veut être un minimum autonome, il nous faut passer par la botanique et l’identification.

Alors oui, je vous vois déjà souffler, râler mais le langage des plantes n’est pas si complexe si on ne s’attarde pas trop sur des détails « réservés » aux professionnels. Et puis, vous le savez, comme pour toute discipline : rien ne se fait pas l’inaction, il nous faut pratiquer. Et en cela, la botanique à quelque chose de pratique : il ne nous  faut pas beaucoup d’outils.

Parmi ceux-ci, vous aurez besoin de guides d’identification ou de flore et c’est de l’un d’eux dont je vous parle aujourd’hui : la Petite flore de France.

Les auteurs

Ils sont au nombre de 3 : Régis Thomas, David Busti et Margarethe Maillart. Cependant, ce sont souvent les auteurs qui sont cités et peu les personnages qui ont flotté autour. Ainsi, nous pouvons saluer le travail de toutes ses personnes de l’ombre, proches ou non, qui ont su les épauler et les conseiller.

Le 1er, Régis, est professeur à l’Université Lyon 1 (sciences, technologie, santé et sport) et à l’école normale supérieure de Lyon (recherche).

Le 2e, David, est professeur et responsable du secteur biologie des organismes et des stages de terrain à la préparation à l’agrégation SV-STU (Sciences de la Vie – Sciences de la Terre et de l’Univers) de l’école normale supérieure de Lyon.

La 3e, Margarethe, est technicienne en biologie végétale dans la préparation à l’agréation SV-STU de la même école.

Autant dire qu’ils se connaissent et qu’ils peuvent collaborer aisément ensemble.

L’ouvrage

Régis Thomas ne souhaitait pas voir disparaître le travail et le savoir-faire qui avait été entrepris et développé lors de ses échanges avec ses élèves et collègues. Pour cela, il décida de lancer le projet de cet ouvrage, véritable porteur de mémoire de longues années de carrières. Et on peut dire que le travail est réussi !

Si on peut déplorer que les flores sont souvent imbuvables, trop techniques, peu ludiques, celle-ci nous prouve le contraire et nous invite à reconsidérer notre rapport au travail d’identification des espèces. Celui-ci ne devient alors plus un casse-tête mais un moment agréable ou l’on peut apprendre sans prise de tête et dieu sait combien cela est salvateur.

Il s’agit donc d’un manuel de terrain (peut être peu pratique à mettre dans la poche, j’en conviens …) destiné à la détermination des espèces avec option étude – découvrir les spécificités d’une famille botanique.

L’ouvrage comprends 1250 espèces communes de France, Belgique, Luxembourg et Suisse (soit ¼ des espèces connues) avec, pour chacune :

  • Un dessin en couleur issu de la Grande flore en couleurs de Gaston Bonnier ;
  • Des clés illustrées permettant d’aboutir à l’identification exacte de la plante ;
  • Des indications :
    • Ecologie de la plante (prairie, montagne etc.) ;
    • Distribution géographique ;
    • Nom(s) commun(s) et latin.

Viennent s’ajouter à cela des textes et anecdotes (emploi de la plante, caractères physiques généraux d’une famille végétale, découvertes scientifiques etc.) permettant de mieux comprendre le fonctionnement de la botanique et de la classification et d’en apprendre un peu plus, au fil des utilisations, sur les plantes qui nous entourent.

Si le langage botanique vous fait peur, sachez qu’il n’est pas nécessaire de tout connaître pour aborder ce livre et qu’il est pourvu d’outils (code couleur, lexique illustré, tableau de détermination etc.) vous permettant de ne pas vous perdre dans cette jungle d’information.

Côté tarif, il n’est pas très onéreux pour un ouvrage de ce genre : 39€. Il n’est certes pas aussi complet qu’une Flore de France à 90€ mais a le mérite d’être bien plus accessible, autant financièrement que techniquement.

Et si tout ce que je vous dis ne vous parle pas et que la botanique n’est pas du tout votre dada, sachez que vous n’y êtes en rien obligés. Sachez également qu’il est parfois bon de sortir des chemins battus et des stéréotypes pour découvrir de nouvelles choses. A ce titre, je vous invite à vous rapprocher des associations botaniques locales, du réseau Tela botanica ou bien de structures organisant des sorties et formations sur le sujet (regardez mes prochaines dates de formation à droite … 😉 ).

Bref, un bel ouvrage à mettre dans les mains de celui qui souhaite aller un peu plus loin dans la démarche de santé par les plantes.

Merci de m’avoir suivi jusqu’ici.

Bonne lecture à tous et à bientôt !