par Renée-Paule Guillot

Aujourd’hui point de présent hormis celui que nous a laissé le personnage dont je vais vous parler. Point de présent car ce personnage fut (et probablement sera …) il y a de cela bien longtemps.

Pourquoi des détours alambiqués ? Eh bien, car nous parlons d’un personnage d’esprit, un personnage en quête du subtil, de la quintessence, tout comme notre alambic.

Ce personnage, c’est Paracelse et je vous invite aujourd’hui à un petit voyage dans le temps pour partir à sa rencontre.

L’auteure

Renée-Paule Guillot est une historienne, conférencière et auteure lyonnaise connue pour ses ouvrages sur des personnages historiques souvent inconnus du grand public : Philippe de Lyon, Jomini ou encore notre bon Paracelse.

Ici, elle nous offre un travail de reconstruction, à travers les écrits du personnage, afin de retracer sa vie, si particulière.

Le roman

Je ne vais pas vous dévoiler ce que contient ce livre, tout bonnement parce qu’il ne m’appartient pas de le faire. C’est plutôt à vous, lecteur, si curieux vous êtes, d’aller éplucher sa couverture afin de vous délecter de ce fruit délicat et savoureux. Je vous donnerais simplement quelques détails sur le personnage afin, peut être, d’attiser cette curiosité.

Philippus Theophrastus Aureolus Bombastus von Hohenheim (ou Paracelse tout simplement), était un alchimiste, astrologue et médecin du 16e siècle. Né en 1493 (Zurich) d’un père médecin, il étudie avec lui les sciences qui très tôt le passionnent. C’est là, au fil des balades dans les montagnes Suisse, que Paracelse commença à goûter au nectar du savoir et à la connaissance des plantes.

Il suivit son père dans les premières années de sa vie, apprenant de lui la science médicale et découvrant petit à petit la réalité de la médecine de l’époque – alors tournée vers l’alchimie et les métaux (plomb et mercure, alors employés comme remèdes contre les épidémies de peste et de syphilis). Cette science qui s’employait à utiliser des éléments chimiques le fascinait mais il découvrait également ses effets dévastateurs (“une nuit avec Vénus, une vie avec Mercure”). Ce sera son cheval de bataille pendant les années qui suivirent.

Son père étant relativement pauvre, Paracelse dût voyager pour apprendre : tantôt auprès des gens de campagnes, tantôt dans l’armée, tantôt dans le clergé. Petit à petit, il se forge une connaissance pratique hors du commun (à défaut d’une théorie impeccable mais inaccessible) et finit par remettre en question tout l’enseignement alors pratiqué à l’époque. En effet, pour lui toute théorie n’a pas de pouvoir si elle est exempte de pratique et c’est bien ce qui pose problème à cette époque : tout le savoir médical se base sur des théories antiques qui n’ont pas beaucoup évoluées.

Paracelse vient donc à un moment de l’histoire où la médecine a besoin d’un coup de pouce, d’un coup de fouet afin de la faire sortir des sables qui peu à peu l’engloutissent.

Y parviendra-t-il ? Qu’adviendra-t-il de lui ? Je vous laisse le découvrir dans cet ouvrage qui, en passant par hier, nous explique aujourd’hui.

En guise d’extrait, je vous laisse simplement ces quelques mots qu’aurait prononcé Paracelse, simplement pour que vous ayez une idée de qui était le personnage : « Un médecin avisé traite 5 malades dans une journée et non 15 ».

Côté tarif, il se trouve à 18,29€ et, comme d’habitude, je vous invite à privilégier votre libraire du coin plutôt qu’ A…., c’est peut être plus cher, mais cela reste plus juste :).

Merci de m’avoir suivi jusqu’ici !

Bonne lecture à tous et à bientôt !