par Maurice Mességué

J’étais en balade en campagne en ce beau dimanche de froid quand mon esprit me rappela une chose : on est dimanche, vendredi est passé et rien n’a été écrit sur le livre qui devait être présenté.

Ah oui … merde …

Bon, je pourrai me dire tant pis, cela ne se verra pas (il y a de fortes chances que ce soit le cas mais ne laissons pas une croyance diriger la réalité) mais je choisi plutôt de vous écrire ses quelques lignes. Non pas que ce travail soit d’une originalité grandiose ni d’une utilité majeure à ce qui existe mais je compte respecter un minimum cet engagement, ne serais-ce que par justesse.

Et ça me permet aussi de vous dire cela : peu importe ce dans quoi vous vous engagez, peu importe les erreurs que vous ferez, tout est toujours nécessaire à la bonne marche des choses. Vous pouvez prendre une chose à cœur, vous dévouer pour elle, mais sachez aussi la relâcher avec tendresse lorsque le moment se fera ressentir. Ce n’est pas une caution, simplement une invitation à la tolérance et à sourire face à tout ce qui peut se présenter (même si dans mon cas, l’exemple n’est pas forcément le plus fort).

Et cela tombe bien parce que c’est un peu de cela qu’il s’agit aujourd’hui.

Je vous présente donc “Des hommes et des plantes” de Maurice Mességué.

L’auteur

Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est un Monsieur qui nous a quitté récemment (16 juin 2017) et qui a beaucoup fait pour que nos parents n’oublient pas les plantes qui soignent.

Sa passion pour les plantes lui fut léguée par son père, paysan, qui lui transmis tout ce qu’il savait sur la façon dont les récolter et les transformer. Il ne tarda pas à faire usage de ses connaissances sur son entourage, ce qui fut pour lui, le début d’une grande aventure.

Il commença petit, par des élèves du collège Fénelon à Bergerac (où il était surveillant – entreposant des plantes dans sa chambre de bonnes), pour finir par monter un cabinet de consultations à Nice dans les années 1945.

Connaissant des débuts difficiles (légalité, manque de diplôme, de connaissances etc.), il finit par se faire un nom et de plus en plus de patients (dont certains hommes politiques, actrices etc.) vinrent le consulter (il était alors un espoir face à la médecine moderne qui avait du mal à soulager les douleurs chroniques).

Mais cela fini par déranger : il fut poursuivi à 21 reprises par l’Ordre des médecins français, jugeant tantôt sa non capacité de guérison, tantôt son non droit de pratique. Pour autant, il n’agissait pas à l’aveugle et recueillait souvent ses patients auprès de médecins qui lui envoyaient les patients dont ils ne pouvait s’occuper correctement.

Outre ses nombreux déboires juridiques, il nous laissa de nombreux ouvrages (Votre poison quotidien, Des hommes et des plantes, C’est la nature qui a raison etc.), un formidable partage de connaissance (je me souviens que ma maman lui écrivait étant plus jeune et qu’il répondait, conseillant des plantes à employer pour soulager ses problèmes – une autre époque) ainsi qu’un laboratoire : les “Laboratoires Maurice Mességué” (même si, à mon humble avis, ils ne sont plus ce qu’ils avaient vocation à être à l’époque).

Le livre

Comment vous expliquer ce qu’est ce livre si ce n’est peut être en survolant la table des matières.

En effet, le livre est un récit chronologique de son aventure dans le monde des plantes. Il commence donc par ses débuts auprès d’elles, avec son père – ce paysan aux mains blanches et douches – qui lui apprit à les employer puis il nous conduit vers ses premiers patients (des collégiens à Mistinguette en passant par Winston Churchill), ses procès, ses échanges avec un médecin (avec qui il prit des cours pour être plus “professionnel”), sa lutte contre les maladies chroniques et les charlatans …

En bref, il s’agit de l’histoire de son existence vue de ses propres yeux, ou du moins, vu de ses yeux à un instant T. Et, si d’autres ouvrages relatant de la vie des hommes et femmes œuvrant avec les plantes existent, celui-ci à le mérite de refléter avec passion et amour (et accent – même à l’écrit) les images d’un temps qui nous précéda et qui dicta les règles du présent.

Je ne saurais donc vous expliquer ou vous résumer plus simplement l’ouvrage que de cette façon. A vous de l’explorer, de le découvrir et de l’aimer si le cœur vous en dit.

A la fin de celui-ci, vous y trouverez un petit cadeau : deux annexes traitant des plantes à employer en fonction des pathologies et du régime alimentaire à adopter face à celles-ci.

Je ne connais pas beaucoup de livres nous offrant ce dernier point et je dois vous rappeler que, bien qu’il ai pu suivre des cours auprès d’un médecin, son travail et sa connaissance relèvent du terrain, celles d’un homme parti, plus ou moins, de rien.

Je ne vous livrerai pas de conseils issus de l’ouvrage, ceux-ci sont bien trop long à expliquer et je n’ai pas eu l’occasion de les tester dans leur entièreté. Je vous inviterai donc à consulter l’ouvrage par vous-même.

Comme d’habitude, allez l’emprunter dans une bibliothèque (si vous le trouvez) et, si vous accrochez et souhaitez l’acquérir, faites marcher les artisans locaux (ou l’échange, l’achat entre particuliers etc.) ! 🙂

Merci de votre lecture et à bientôt !