le renouveau de l’année

Alban Arthan

Le solstice d’hiver voit la renaissance du Soleil.

Alban Arthan est le nom traditionnel donné à cette fête dans nos contrées. Il peut se traduire de différentes façon : la Lumière d’Arthur (celui de la légende) ou la Lumière de la Grande Ourse (Arthur ou Art étant le mot gaélique pour Ours – et non pas Sanglier comme le disait Jacques Chambon !).

Célébrées dans de nombreux lieux du monde et portant différents noms, toutes ces fêtes ont le même point central : accueillir la lumière qui renaît alors que l’obscurité semble tout engloutir. La nuit la plus longue de l’année ne nous apparaît peut être pas dangereuse ou importante de nos jours, mais pour nos ancêtres elle signifiait beaucoup. Nous n’avions aucune certitude quant à l’avenir (et nous vivions donc au jour le jour), aussi, lorsque l’ombre devenait grandissante, il nous fallait prier pour que la lumière revienne et équilibre ces forces afin d’assurer la continuité de la vie (récoltes, pêche, chasse).

Lorsque les traditions celtes se sont fondues dans la religion chrétienne, les rites saisonniers ont été conservés et, même si leur contenu diffère, nous pouvons aisément les comparer. La nativité (ou naissance de Jésus) n’avait pas de date fixe – les Evangiles ne précisant pas le moment de sa naissance. Afin de faire coïncider celle-ci avec les fêtes païennes de l’époque (donc celle du solstice), l’église a fait le choix de la placer aux alentours du 21 décembre, jour du solstice. Jésus, symbole de lumière et Soleil-Roi de l’Âge des Poissons, remplaça ainsi le Soleil, Lumière Renaissante, célébré lors d’Alban Arthan.

 

 

Soleil éclairant le ciel étoilé
Amergin

Je suis un rayon du Soleil.

Branche de houx à boules rouges

De l’obscurité nait la lumière

Cette fête était (et est toujours) l’occasion de pleurer la mort apparente du soleil qui disparait au fur et à mesure que les jours déclinent, afin de mieux le voir renaître une fois le solstice passé. Observons que lorsqu’il fait jour pour nous, à l’autre bout du monde la nuit couvre les peuples de son voile d’ombre. Ce qu’il se passe à l’échelle du monde se passe également en nous : lorsque l’obscurité nous entoure, germe en nous la graine de lumière qui est restée en dormance.

L’obscurité et la lumière ne sont donc jamais dissociées et y apposer un système de bien et de mal serait mettre l’oiseau en cage. Les deux sont nécessaires à toute vie : nous avons besoin de la nuit comme du jour, la semence a besoin de repos avant d’éclore hors de terre au printemps.

Voici brièvement ce que nous pourrions retenir de cette période :

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Faire le deuil et laisser partir ce qui est terminé

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Accueillir le renouveau et la lumière de l'année

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Observer la balance du blanc et du noir en toute chose

La célébration d’Alban Arthan peut sembler complexe de nos jours puisque de nombreuses fêtes sociales se retrouvent mélangées à cette période de l’année. La fête peut cependant rester très simple et, puisqu’elle a lieu le 21 ou 22 décembre, ce peut être l’occasion de se réunir à un moment plus propice, permettant ainsi aux familles séparées ou lointaines de profiter tour à tour de ses proches en divisant les moments de réunion. Ainsi, plutôt que de se batailler pour avoir la garde d’un enfant le jour de Noël, on peut envisager de fête Alban Arthan avec l’un des parents quelques jours avant, puis Noël avec l’autre, quelques jours après.

Afin de vous mettre dans l’ambiance de la période et de profiter au mieux du rythme des saisons, je vous propose quelques pratiques simples à faire seul ou en famille :

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Faire le point sur l'année passée et la conclure avant de rêvasser à l'année qui arrive en émettant des projets.

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Décorer sa maison de végétaux à feuilles persistantes (gui, houx, lierre, épicéa, sapin, pin ...), prélevés avec respect et bienveillance.

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Remarquer par où le soleil pénètre dans notre habitat et le quitte. Réfléchir à ce qu'il représente pour nous.

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La nuit du 21, faire le tour de la maison en éteignant toutes les lumières et passer du temps avec l'obscurité afin de mieux la comprendre et la vivre. Puis, allumer une bougie et promenez-la de pièce en pièce dans la maison, en rallumant des bougies dans chacune d'elles.

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Le matin du 1er janvier, ouvrir la porte d'entrée dès les premières lueurs du jour et balayer le devant de sa maison, laissant partir ce qui fut pour accueillir la nouvelle lumière de l'année.

Cette liste n’est évidemment pas exhaustive, vous pouvez effectuer bien d’autres actions pour célébrer cette fête à votre guise. Il s’agit simplement de rester dans le mouvement de celle-ci : laisser partir ce qui fut pour accueillir ce qui nait.

Aller plus loin

Toutes ces informations sont tirées de ma pratique, des cours de l’OBOD, des ouvrages et sites que j’ai pu lire ou consulter et des échanges entre pratiquants du druidisme. Pour aller plus loin, voici quelques pistes :

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