l’équinoxe de printemps

Alban Eilir

L’équinoxe de printemps marque l’équilibre parfait entre la nuit et le jour.

Alban Eilir (Ostara dans le paganisme) est la première fête solaire de l’année – du moins selon notre calendrier actuel. Elle se déroule le 21 et 22 mars mais on la retrouve chez nous un peu plus tard, le 4 avril lors de la fête de Pâques.

Intervenant après Imbolc qui annonçait le printemps, cette fête marque le point d’équilibre où le jour est égal à la nuit. Passée cette date, les jours rallongeront et ce jusqu’à Alban Hefin, le solstice d’été. C’est donc un moment clé pour observer le fragile équilibre entre le jour et la nuit, la lumière et les ténèbres, le blanc et le noir.

Le printemps est là et sa force se manifeste : les fleurs sont sorties, les abeilles butinent et les bourgeons éclosent dans une myriade de couleurs merveilleuses. Nous ne sommes pas encore en plein été mais nous sentons l’énergie qui vrombit sous nos pieds et nous invite à profiter de ce que la nature partage avec nous.

C’est le temps des semis mais aussi du travail du sol car pour qu’une graine puisse germer et s’épanouir, il lui faut un cocon prêt à la recevoir. Autrefois les fermiers d’Écosse préparaient le sol en suivant des rites bien précis, respectant la course du soleil et les étoiles, alignant leurs boeufs selon des tracés astraux puis, lorsque venait le moment de planter, ils préparaient leurs graines en les consacrant par l’Eau et le Verbe. Se faisant, ils invoquaient les bénédictions de la Terre et en appelaient à ses bienfaits.

Ces rites lents et respectueux étaient un moyen de rendre hommage à la Vie qui les nourrissait chaque jour et leur permettait de réaliser de belles choses. Si de nos jours nous avons perdu ce rapport au monde – ou plutôt oublié – tâchons de nous en inspirer pour insuffler un peu plus de bonté dans nos actes et, ce faisant, participer à maintenir le flambeau de nos ancêtres allumé.

 

Trèfles en contre-plongée
Meng haoran

Au printemps le sommeil ne cesse dès l’aurore
Partout se font ouïr les gazouillis d’oiseau
La nuit s’achève enfin dans le souffle des eaux
Qui sait combien de fleurs seront tombées encore ?

Oeufs et pervenche sur une serviette

Aux origines de Pâques

Afin de comprendre un peu mieux la fête de l’équinoxe, passons en revue quelques symboles que nous retrouvons encore aujourd’hui, notamment dans la fête de Pâques.

Le jeu du trundling fut l’un des prémices de nos œufs de Pâques actuels : les enfants décoraient des œufs durs (symbolisant le soleil) et les faisaient rouler sur la pente d’une colline – la peinture permettant d’identifier le gagnant. Ces œufs étaient aussi offert, peints, à la déesse anglo-saxonne du printemps : Eostre.

Le célèbre lapin de Pâques tient d’ailleurs son origine de cette déesse qui avait pour animal fétiche le lièvre. Son nom donna par la suite Easter, l’équivalent anglais de Pâques, et les fameux easter eggs bien connus des joueurs et joueuses de jeux vidéos.

Dernier symbole que l’on retrouve dans cette fête : le trèfle. Celui-ci est arboré traditionnellement lors de la fête de Saint-Patrick le 17 mars. Il symbolise le 3 sacré représenté dans la Trinité chrétienne mais aussi l’équilibre et la Déesse sous ses 3 visages.

Voici ce que nous pourrions retenir de cette période :

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L'équilibre parfait entre l'ombre et la lumière

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Le temps des semis et des plantations

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La célébration du printemps et le retour des jours plus longs

Afin de vous mettre dans l’ambiance de la période et de profiter au mieux du rythme des saisons, je vous propose quelques pratiques à faire seul ou en famille :

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Planter des graines et les suivre tout au long de leur vie.

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Trouver et lire un livre dans un domaine inconnu mais qui nous interpelle.

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Ouvrir les fenêtres et profiter du temps, quel qu'il soit.

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S'habiller entièrement en jaune ou porter un peu de jaune sur soi.

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Décorer des oeufs et les offrir à la nature.

Cette liste n’est évidemment pas exhaustive, vous pouvez effectuer bien d’autres actions pour célébrer cette fête à votre guise. Il s’agit simplement de rester dans le mouvement de celle-ci : nous éveiller à la qualité d’équilibre dans nos vies. 

Aller plus loin

Toutes ces informations sont tirées de ma pratique, des cours de l’OBOD, des ouvrages et sites que j’ai pu lire ou consulter et des échanges entre pratiquants du druidisme. Pour aller plus loin, voici quelques pistes :

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