Note de voyage

Sur le chemin du bardisme

Le druide est cet enfant qui n’a pas fermé les yeux sur ce que l’adulte ne veut voir.

Quand je repense à cette période, je suis heureux de tout le chemin parcouru jusqu’ici. Ce chemin, c’est celui d’un jeune homme de 23 ans en quête de sens, de quelque chose qui disparait mais qui vibre pourtant partout où l’on passe.

Après quelques expériences en énergétique, en magnétisme, en chamanisme, en méditation … je suis arrivé dans l’antre d’une pratiquante du druidisme. L’objet n’était pas là mais sur la table était posé un simple carnet (un Gwers) et, si l’hôte ne m’avais pas nécessairement parlé de celui-ci, il titilla ma curiosité : “Des bardes, des ovates, des druides ? A notre époque ? Mais qui sont-ils ? Que font-ils ?”.

Quelques mois plus tard, je recevais dans ma boîte aux lettres, les premiers cours ou introductions à cette pratique qui me paraissait anachronique. J’appris d’où venaient les druides, leurs histoires, ce qui les amena ici et ce qu’ils faisaient de nos jours. J’avais les deux pieds dedans, c’était décidé : je m’inscrivais à l’OBOD.

Avant d’aller plus loin, il est sans doute nécessaire de préciser ce qu’est l’OBOD. Il s’agit d’une association mondiale (Ordre des Bardes, Ovates et Druides) ayant pour but de transmettre les valeurs et messages du druidisme auprès de tout ceux qui en ressentent le besoin. Chacun oeuvre seul ou en communauté afin de partager paix, amour et joie autour de lui / elle et, ce, peu importe la forme de vie (minéral, animal, végétal …). Personne n’est lié à quoi que ce soit, nous pouvons entrer et sortir librement de l’association comme bon nous semble et aucun prérequis n’est nécessaire. Nous recevons des cours (les Gwers) et avons un tuteur plus expérimenté qui nous suit pour répondre à nos questions et, si le coeur nous en dit, nous pouvons rejoindre ou créer un groupe local afin de pratiquer en communauté.

Grand arbre aux racines apparentes avec le soleil perçant les branchages
Abbé Henri Gillard

La porte est en dedans.

Personne lisant des contes sur un plancher en bois

Les premiers pas du Barde

Lorsque nous débutons notre apprentissage, nous passons par la voie du bardisme. Celle-ci peut être étudiée en 6 mois, 1 an, 3 ans, 10 ans … chacun va à son rythme et chaque partie peut être explorée en surface ou plus profondément. Nous nous arrêtons là où cela nous semble nécessaire, soit pour faire une pause, soit pour creuser dans une direction qui nous appelle. Une fois notre parcours dans le bardisme terminé, nous étudions le rôle de l’ovate puis du druide.

Le bardisme est la voie de la parole, de l’intuition, du verbe. Quand nous parlons de barde, nous avons l’image d’un grand gaillard frêle au physique enchanteur, nous chantant ou contant des aventures merveilleuses avec sa harpe. Si certains le font, ce n’est pas le cas de tous. Cette voie nous invite à explorer les contes certes, mais pas forcément pour les narrer à notre tour. Il s’agit surtout de les vivre et de voir ce qu’ils ont à nous apporter dans notre chemin de vie.

J’ai ainsi cheminé pendant 2 ans avec l’histoire de Taliésin et ai voyagé dans des dizaines de monde afin de me nourrir des messages que ce conte transporte.

En parallèle de l’art du conte, il nous est offert la possibilité de travailler avec les éléments. Chacun d’eux est exploré par les 5 sens et nous apporte ses bienfaits et réponses aux questions que nous nous posons (ou ne nous posons pas encore).

J’ai ainsi pu partir dans les tréfonds de la terre, admirer les joyaux souterrains et me réfugier dans des cocons d’argile ; glisser dans les lacs et me fondre dans l’eau pour onduler dans les vagues et épouser les rochers ; virevolter dans l’air et chevaucher le vent sans que rien ne puisse me retenir ; briller dans les flammes et transmuter le plomb en or.

Tous m’ont appris de leurs parcours, tous m’ont offert leurs dons précieux et je chemine depuis lors avec eux, cherchant la protection de la terre lorsque cela m’est nécessaire, l’adaptabilité de l’eau pour continuer d’avancer, la liberté de l’air quand j’ai besoin d’évasion ou la force du feu pour passer à l’action.

De ces longs mois à explorer les mots, les sens et les éléments, j’en retire une chose commune, un goût très particulier sur lequel on ne peut poser de lettres, une saveur qui vibre mais reste immobile : la vie. Tous les chemins mènent à elle et ce parcours n’est qu’un parmi d’autres. En elle tout se cache et rien n’existe et là est le sens que je cherchais. Au milieu de rien, tout ; au milieu de tout, rien et avec mes yeux, mes mains, mes oreilles, ma langue et mon nez, je goûte, touche, sens, écoute et observe chaque chose. Partout est la même présence, une connexion intime d’être à être où le blabla du quotidien laisse place à la simplicité de l’existence.

 

 

Brasero avec flammes dansantes
Triade Druidique

Les trois grandes mélodies de la Création : le vent dans les arbres ; le ruisseau lors de la fonte des neiges ; le cri d’un nouveau-né.

Aller plus loin

Mon parcours dans cette voie n’est pas terminé et il me reste encore bien des choses à découvrir. Lorsque le moment sera venu, je vous ferais part de cela. Pas nécessairement dans un but précis, simplement pour partager et, pourquoi pas, vous aider dans quelque chose que ce soit. En attendant, si vous souhaitez plus d’informations n’hésitez pas à laisser un commentaire ou me contacter. Et pour rejoindre l’OBOD, c’est par ici !

1 Commentaire

  1. catherine michenet

    Bonjour
    très belle découverte dans ce cheminement de la vie.

    Réponse

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